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POUR NE PAS OUBLIER

Rappel sur le terrorisme transfrontalier émanant du Pakistan


(1ère partie)


par B. RAMAN

Traduction de l'article Lest We Forget publié dans l'hebdomadaire indien Outlook en février 2002.

(Traduit de l’anglais par Olivier Danino)


     À l'heure où le général Musharraf et ses conseillers en communication ne ménagent pas leurs efforts pour empêcher toute révélation concernant l'implication active des services de renseignements de l'armée dans le terrorisme transfrontalier dirigé contre l'Inde, il est temps de réexaminer la situation.

     Le président du Pakistan, le Général Pervez Musharraf, est attendu aux USA pour le 13 février 2002, en réponse à une invitation du Président Bush [1]. Le même Musharraf, applaudi aujourd'hui par les Américains et tous les pays occidentaux dans leur ensemble, alors qu'auparavant il avait créé ou contribué à la création d'Oussama ben Laden et son Al-Qaida, du Mollah Mohammad Omar et de ses Talibans, d'Azam Tariq et de son mouvement anti-chiite Sipah-e-Sahaba Pakistan, de Maulana Masood Azhar et son Jaish-e-Mohammad, et du Mufti Soofi Mohammad et ses Tehrik-e-Nifaz-e-Shariat-e-Mohammadi, tout en sapant les efforts des USA, jusqu'au 11 septembre, pour traduire ben Laden en justice ainsi que ceux des Nations Unies pour faire appliquer les sanctions contre les Talibans, voudrait maintenant se faire passer auprès du public américain pour le plus grand et le plus courageux combattant contre le terrorisme que le monde ait connu. Musharraf et ses conseillers en communication voudraient à tout prix étouffer toute révélation quant au rôle actif joué par les services de renseignements militaires (Inter-Services Intelligence - ISI) dans le soutien au terrorisme transfrontalier dirigé contre l'Inde. On peut espérer que l'analyse remise à jour qui suit permettra à l'opinion publique américaine d'ouvrir les yeux sur la réalité du problème et de remettre les choses en perspective sans être abusée par les stratégies de communication et d'image de Musharraf.

     L'Inde se trouve être la cible d'un terrorisme transfrontalier émanant du Pakistan depuis déjà la fin des années 50. Entre 1956 et 1971, des groupes rebelles Naga, Mizo et d'autres ethnies des zones frontières du Nord-Est de l'Inde [2], se virent offrir par les services de renseignements pakistanais refuges, entraînement, armes et munitions dans les « Chittagong Hill Tracts » (CHT), situées dans ce qui était alors le Pakistan oriental.La naissance du Bangladesh en 1971 mit ce problème en suspens jusqu'en 1981.[3]

     À partir de 1981, les services de renseignements militaires pakistanais commencèrent à fournir leur assistance aux terroristes Sikhs appartenant au mouvement auto baptisé Khalistan basé en territoire pakistanais.[4] À l'initiative de celui-ci, un certain nombre d'organisations extrémistes nées de la diaspora Sikh à l'étranger virent le jour, et commencèrent à se livrer à des actes de terrorisme
tels que : détournements avec prise d'otages et attentats à la bombe visant des avions de ligne indiens, attentats contre des civils au Penjab perpétrés avec des armes de poing ou des engins explosifs sophistiqués, etc.

     Les terroristes membres de ces organisations revendiquant le Khalistan trouvèrent refuge, bases d'entraînement, armes et munitions sur le territoire pakistanais. Le Pakistan refusa de livrer à l'Inde les auteurs du détournement d'un avion d'Indian Airlines commis en 1981, ainsi que les terroristes recherchés pour leur participation à l'attentat contre le « Kanishka », avion d'Air India, qu'ils étaient soupçonnés d'avoir fait sauter au large de la côte irlandaise en 1985 et aussi pour d'autres attentats terroristes. Grâce aux mesures anti-terroristes efficaces menées par les forces de sécurité indiennes, le terrorisme au Penjab est presque complètement éradiqué depuis 1995, mais les services de renseignements du Pakistan n'ont pas cessé d'essayer de raviver le terrorisme au Penjab en s'appuyant sur ce qui reste du mouvement terroriste toujours abrité par le Pakistan, éléments que les Pakistanais refusent toujours de livrer à la justice indienne.

     En 1993, les services de renseignements pakistanais (ISI), utilisant à leurs fins un groupe mafieux de trafiquants de drogues (et autres) dirigé par Dawood Ibrahim, lui-même recherché pour de nombreux délits commis en Inde, organisèrent une série d'attentats à l'explosif contre d'importantes cibles économiques à Mumbai (Bombay) telles que la Bourse de l'Inde, un hôtel d'Air India, etc.
Les terroristes qui ont pris part à ces attentats avaient été amenés au Pakistan via Dubai pour y être entraînés à l'usage d'engins explosifs, puis renvoyés à Mumbai. Les explosifs et autres armes et munitions qu'ils devaient utiliser furent acheminés par bateaux et débarqués clandestinement dans des zones côtières éloignées. Ces explosions causèrent la mort de 300 civils innocents.

     Après les attentats, Dawood Ibrahim et d'autres participants, tous ressortissants indiens, trouvèrent refuge à Karachi et on leur délivra des passeports pakistanais sous des noms d'emprunt. Les mandats d'arrêt diffusés en urgence par Interpol ainsi que les demandes répétées des agences de renseignement indiennes que ces hommes soient livrés à l'Inde ont été ignorées. Malgré les informations détaillées données par des journaux pakistanais concernant leur présence et leurs activités à Karachi, le gouvernement pakistanais a toujours nié qu'ils fussent au Pakistan. Ces éléments, basés au Pakistan, continuent à se livrer à des actes terroristes et autres crimes graves sur le territoire indien.

     Avant 1989, il y a eu deux attentats terroristes importants concernant le Jammu-Cachemire (J&K) initiés par les services de renseignements militaires pakistanais. Le premier fut le détournement d'un avion d'Indian Airlines sur Lahore en 1971 par deux membres du Front de Libération du Jammu-Cachemire (JKLF), tous deux de nationalité indienne. Zulfiquar Ali Bhutto, alors Ministre des Affaires Etrangères du Pakistan, accueillit les pirates de l'air à Lahore comme les héros du jour, et les aida à rencontrer la presse internationale pour exposer leur cause. Après cela, les pirates firent sauter l'avion avec des explosifs fournis par l'Inter-services Intelligence (ISI) après avoir évacué les passagers. Le Pakistan refusa de livrer les pirates à l'Inde. L'Inde décida alors d'interdire le survol de son territoire à tous les avions pakistanais, interdiction qui se prolongea jusqu'en 1973.

     La deuxième affaire fut, en 1983, l'enlèvement et le meurtre de Mhatre, un diplomate du département indien de la Haute Commission à Birmingham, en Grande Bretagne, par une faction du JKLF basée au Pakistan dirigée par Amanullah Khan, ressortissant pakistanais. Ce dernier continue à opérer depuis Rawalpindi sans que les autorités pakistanaises n'aient tenté quoi que ce soit contre lui.

     Cette guerre par procuration menée par le Pakistan contre l'Inde au Jammu-Cachemire au moyen du terrorisme transfrontalier commença en 1989 après le retrait des troupes soviétiques d'Afghanistan. À ces fins, les services de renseignements militaires pakistanais firent passer d'Afghanistan au J&K ce qui leur restait des armes, munitions et explosifs qui leur avaient été fournis par les USA et d'autres pays occidentaux pour combattre les troupes soviétiques, ainsi que des mercenaires entraînés au combat de nationalité pakistanaise et autres, forts de leur expérience d'avoir combattu les troupes soviétiques. Entre le début de cette guerre par procuration et le 15 novembre 2001, 12581 civils innocents, dont de nombreux musulmans, et 3246 membres des forces de sécurité ont été tuées. Au cours des opérations anti-terroristes menées depuis 1989, les forces de sécurité ont abattu 14078 terroristes entraînés au Pakistan, parmi lesquels se trouvaient de nombreux ressortissants pakistanais.

 

     

 


     La nouvelle phase du terrorisme transfrontalier pakistanais contre l'Inde, depuis 1989, s'est, jusqu'à présent, déroulée selon les quatre étapes suivantes :

     1989-1993 : le Pakistan s'est surtout servi d'éléments autochtones cachemiris. Recrutés au J&K, acheminés de l'autre côté de « la ligne de contrôle » [5] vers la partie du Cachemire occupée par le Pakistan (POK), ils ont été entraînés, armés, et réinfiltrés au J&K. Leurs chefs furent abrités par le Pakistan. Dans les années 1989-90, le Pakistan prêtait assistance à n'importe quel groupe cachemiri autochtone quel que soit son objectif. Par la suite, il cessa de soutenir les groupes qui revendiquaient un Cachemire indépendant, pour ne plus soutenir que ceux qui prônaient un rattachement du J&K au Pakistan.
     Après 1990, le Hizbul Mujahideen, branche armée du Jamaat-e-Islami (JeI), mouvement du J&K revendiquant le rattachement au Pakistan, apparut comme le bénéficiaire privilégié de l'aide pakistanaise. Mais dès 1993, les groupes autochtones entraînés et armés par le Pakistan se trouvaient incapables de prendre le dessus sur les forces de sécurité indiennes.
     En outre, ils étaient de plus en plus réticents à exécuter les instructions de l'ISI leur ordonnant de massacrer des membres des minorités hindoues, sikhs et autres groupes religieux et de contraindre par la menace les membres survivants de quitter l'état afin de modifier la composition démographique dudit état.[6]

     1993-99 : Déçus par les résultats obtenus par les groupes autochtones cachemiris, le Pakistan s'appuya de plus en plus sur des mercenaires pakistanais, afghans, et d'autres origines pour accomplir ses objectifs stratégiques. Pour ce faire, il infiltra au J&K des cadres pakistanais et d'autres origines étrangères appartenant au Harkat-ul-Mujahideen (HuM), au Lashkar-e-Toiba (LeT) et au Al Badr. Par la suite, depuis le début 2000, le Jaish-e-Mohammad (JeM) fut aussi infiltré. L'Al Badr, branche armée du JeI pakistanais, avait été au départ créé par l'ISI dans ce qui était alors le Pakistan Oriental en 1971 [7], et utilisé par lui pour massacrer des intellectuels bengalis à Dacca et dans d'autres villes. Il était constitué principalement de Pachtounes et de quelques Penjabis du Pakistan. Renvoyé de Dacca [8] au Pakistan après la défaite de l'armée pakistanaise à l'issue de la guerre de décembre 1971, ce groupe resta quasiment inactif jusqu'au début des années 1980, où il fut alors réactivé, entraîné, armé et infiltré en Afghanistan pour combattre les troupes soviétiques. Après le renversement du gouvernement Najibullah à Kaboul en avril 1992, l'Al Badr fut retiré d'Afghanistan par l'ISI et infiltré au J&K. Actuellement, l'Al Badr ne sévit nulle part ailleurs qu'en Inde. Il ne prône pas une idéologie pan-islamique. Le HuM et le LeT, tous deux d'obédience wahhabite, virent le jour au Pakistan au cours de la guerre afghane des années 80. Ce sont des organisations pakistanaises, dont la plupart des dirigeants sont pakistanais, et dont les infrastructures administratives, logistiques, et les camps d'entraînement sont tous implantés au Pakistan ; avant le 11 septembre 2001, elles avaient aussi des bases d'entraînement en Afghanistan. Toutes deux se réclament d'une idéologie pan-islamique et revendiquent le droit d'intervenir partout dans le monde pour prêter main forte à des musulmans, qui, selon eux, seraient victimes d'oppression. Ainsi, elles ne se sont pas seulement livrées à des actes de terrorisme en Inde, mais ont aussi prêté main forte à des groupes terroristes dans les Philippines du sud, au Myanmar, en Ouzbekistan, au Tajikistan, en Tchétchénie, et au Dagestan. Elles apportent aussi un soutien moral et matériel à des éléments fondamentalistes dans des pays islamiques tels que l'Algérie, la Tunisie et même l'Arabie Saoudite. À la fin de cette période, ces trois organisations pakistanaises, dont deux étaient d'orientation pan-islamique, ont pratiquement pris le contrôle du mouvement terroriste au J&K, marginalisant presque totalement les organisations cachemiries autochtones à l'exception du Hizbul Mujahideen. Des organisations autochtones comme le JKLF renoncèrent alors à la violence et se tournèrent vers la propagande et d'autres moyens politiques pour faire connaître leurs revendications. Depuis cette période, il n'y a plus de terrorisme cachemiri réellement significatif. Il s'agit d'un terrorisme presque exclusivement pakistanais perpétré au nom des Cachemiris. Après la prise de pouvoir par les Talibans d'une grande partie de l'Afghanistan en 1994-96, ces organisations ont déplacé la plupart de leurs bases d'entraînement pour les établir en territoire sous contrôle Taliban. La plupart des infrastructures terrestres détruites en Afghanistan et des gens tués lors des frappes de missiles Cruise américains en août 1998 appartenaient au HuM et au LeT, et non à l'Al-Qaida d'Ossama ben Laden. En octobre 1997, les USA désignèrent le HuM comme Organisation terroriste étrangère, selon une loi de 1996.

     1999-11 septembre 2001 : En 1998, le HuM et le LeT devinrent membres du Front International Islamique de ben Laden pour la Jihad contre les USA et Israël. Le leader du HuM signa la première fatwa de ben Laden contre les USA. En 1999, les services de renseignements militaires pakistanais se servirent des cadres formés du HuM, du LeT, de l'Al Badr et de l'Al Qaida de ben Laden pour mener à bien leur occupation des montagnes de Kargil, qui conduisit à un conflit armé entre les armées pakistanaises et indiennes ; cette dernière finit par repousser les troupes pakistanaises et les groupes terroristes du territoire qu'ils avaient occupé clandestinement en tirant parti des conditions de l'hiver 1998-99 [9]. L'influence des principes et de la tactique prônées par ben Laden sur le HuM devint de plus en plus visible à partir de juillet 99. Auparavant, il n'y avait pratiquement pas d'attentats suicides au J&K. À partir de juillet 99, les terroristes pakistanais, influencés par le modus operandi (MO) d'Al Qaida, sont passés de manière accrue aux attentats suicides contre les forces de sécurité et des installations militaires et civiles. Depuis ce moment, 43 attentats suicides ont été perpétrés, dont deux seulement commis par des organisations cachemiries autochtones. Les 41 autres ont été commis par le LeT et le JeM. L'influence du MO d'Al-Qaida se manifeste aussi clairement dans les attaques de plus en plus féroces contre les minorités religieuses qui ne sont pas sans rappeler le massacre des chiites (Hazaras) d'Afghanistan par les Talibans, l'Al-Qaida et le Sipah-e-Sahaba Pakistan (SSP). Le JeM apparut au début 2000 à la suite d'une rupture au sein du HuM orchestrée par Maulana Masood Azhar, un Pakistanais originaire de Bhawalpur, ville du Penjab pakistanais, relâché par le gouvernement indien en décembre 1999 pour obtenir la libération des passagers d'un avion d'Indian Airlines détourné sur Kandahar. Jusqu'à maintenant le Pakistan n'a pas satisfait aux demandes répétées des Indiens exigeant l'arrestation et l'extradition des pirates de l'air, tous de nationalité pakistanaise. Sa réponse a consisté à dire qu'ils seraient jugés au Pakistan selon la loi pakistanaise, mais pour l'instant aucun des pirates n'a été arrêté ni même interrogé alors que le détournement remonte à plus de deux ans. Le Pakistan n'a pas non plus satisfait aux injonctions d'Interpol quant à l'arrestation de ces hommes. Azhar, identifié dans le numéro de décembre 2001 du « Herald », prestigieux mensuel du groupe « Dawn » de Karachi, comme un terroriste formé par l'ISI, fit ses débuts dans le terrorisme au sein du SSP, organisation sunnite extrémiste, qui milite pour la proclamation d'un état pakistanais sunnite et pour que les chiites soient déclarés comme non-musulmans ; il devint ensuite membre du bureau du HuM, et, à ce titre, participa à des actions d'Al-Qaida en Somalie et au Yémen, avant de passer en Inde en 1994 avec un passeport portugais, et c'est là qu'il fut arrêté. Depuis le milieu des années 90, le HuM et le LeT revendiquent comme objectif non seulement le rattachement du J&K au Pakistan, mais aussi la « libération » des musulmans partout en Inde de la domination hindoue et le rétablissement du règne Moghol sur tout le sous-continent indien. Animés par cet objectif, le LeT et, par la suite, le JeM tentent d'élargir leur infrastructure à New Delhi et d'autres parties de l'Inde.
     Le LeT commit un attentat terroriste au Fort Rouge de New Delhi en janvier 2001.

À suivre...

B. Raman

Traduit de l'anglais par Olivier Danino
© Jaïa Bharati - Juin 2003

(B. Raman est Secrétaire du Cabinet du gouvernement indien à la retraite, et occupe à présent les fonctions de Directeur de l'Institut d'Études Politiques de Chennai (Madras).)



Notes :

[1] Bien qu’écrit en 2002 ce texte reste d’actualité aujourd’hui alors que les États Unis expriment le souhait de voir la « question du Cachemire » trouver une issue diplomatique avant 2004.

[2] Ces groupes, majoritairement convertis au Christianisme, mènent encore aujourd’hui une guérilla sécessionniste qui a fait des milliers de victimes auprès de la population civiles qu’ils terrorisent. (voir article « Attaques et attentats dans le Tripura et l'Assam ».

[3] Cette année là, Sheik Mujibur Raman favorable à un rapprochement avec l’Inde remporte les élections législatives pakistanaises à la tête de la Ligue Awami. Ce que n’acceptent pas les généraux d’Islamabad qui invalident les élections. Sheik Mujibur Raman déclare l’indépendance du Pakistan Oriental qu’il rebaptise Bangladesh. L’armée pakistanaise interviendra alors massivement afin de mâter la guérilla sécessionniste et se livrera à une véritable boucherie à l’endroit de la population du Pakistan Oriental favorable à la sécession.

[4] Ce mouvement réclamait la création d’un État indépendant pour les Sikhs – le Khalisthan, sur le territoire de l’actuel Punjab.

[5] La ligne de contrôle sépare l’État du Jammu-Cachemire des territoires indiens occupés illégalement par le Pakistan.

[6] Depuis 1989, environ 300 000 pandits hindous cachemiris ont fuit cette région victimes de cette épuration ethnique.

[7] Devenu le Bangladesh en 1971

[8] capitale du Bangladesh

[9] Au début de 1999 l'armée pakistanaise, appuyant un fort contingent de terroristes islamistes, infiltrait le Cachemire sur les hauteurs de Kargil. Ce qui devait conduire à la guerre de Kargil en mai-août 1999. Alors que suite à la poignée de main historique à Lahore, le 28 février 1999, à l'initiative du Premier Ministre indien, Monsieur Atal Behari Vajpayee un climat de détente s'instaurait entre les deux pays. L'instigateur de l'opération de Kargil n'était autre que le général Mucharraf, le président dictateur pakistanais actuel, alors chef des armées. Et si une « vraie » guerre fut évitée, in extremis, c'est parce que Bill Clinton fit pression sur le premier ministre pakistanais de l'époque, Nawaz Sharif, qui ordonna le retrait de l'armée et des terroristes des hauteurs de Kargil.

 

 

     
© Jaïa Bharati