Dominique RABOTTEAU

Frédéric SOLTAN



« L'INDE DES JOURS ET DES HOMMES »


Des films écrits et réalisés par Frédéric Soltan et Dominique Rabotteau

Édités par France télévision distribution
Disponibles chez France télévision distribution, dans toutes les FNAC et librairies


Dominique RABOTTEAU & Frédéric SOLTAN : l'Inde des Jours et des Hommes     « L'Inde des jours et des hommes » est une série de 12 films de 52 minutes qui nous entraîne à travers des rencontres particulières aux quatre coins du sous-continent indien. Nous souhaitons donc faire découvrir les multiples visages de ce pays à travers des sujets aussi variés que les hôpitaux pour vaches dans le Gujarat, les arts martiaux du Kerala, les femmes peintres du Mithila, les sculptures érotiques des temples de khajuraho ou les diamantaires de Mumbai.
     Dans leurs tâches quotidiennes, dans leurs créations artistiques, dans leurs fêtes et dans leurs rituels, les hommes et les femmes de ce pays nous aident à comprendre l'Inde, à en apprécier sa variété et sa vitalité.
     L'Inde est à la fois mystique et pratique. Cette civilisation, l'une des plus anciennes du monde est aussi l'un des pays les plus dynamiques dans la conquête de l'avenir.

Coffret de 4 DVD - 31,99 €

 

 

  Les animaux
     Le respect dû aux animaux fait partie de la culture indienne. Dans le Gujarat, les vaches sacrées finissent leurs jours en maison de retraite. À la foire de Sonpur, on vient choisir un éléphant comme on choisit un ami, pour la vie. Au Rajasthan, les rats ont un temple rien que pour eux et en Haryana, les enfants jouent à cache-cache avec les cobras.


  Les enfants
     En Inde, les enfants incarnent la pureté originelle. Ils sont les seuls à pouvoir endosser les habits des dieux pour la fête de Rama à Bénarès et pour les fêtes du feu en Orissa. À Bombay, Smita suit des cours de médecine pour aider les plus démunis. Au Rajasthan, grâce au dévouement de quelques personnes « éclairées », de jeunes garçons et filles ont formé le Parlement des Enfants et participent activement à la vie de leurs villages.


  Les métiers
     Le chômage n'est pas un fléau indien. Si le pays peut s'enorgueillir d'avoir les meilleurs informaticiens du monde, il a su aussi préserver des milliers de métiers du plus humble au plus prestigieux. À Kannauj, l’essence de roses fait vivre toute la population, à Tirumalaï, Subramanyan rase des têtes en l'honneur d'un dieu. Santosh, à Palitana, porte sur ses épaules de riches pèlerins jaïns, Matthew, conduit les ferries de la Venise verte, la plus belle lagune du Kerala.


  Les arts
     Les artistes indiens balancent entre traditions et formes nouvelles. Certains jouent sur les deux tableaux. A Madras, Chandralekka a choisi de bousculer les règles du Bharat Natyam, la danse sacrée des temples, les villageoises de l'État du Mithila ont fait de leur peinture traditionnelle des oeuvres d'art qui s'exportent dans le monde. À Swamimalaï, les frères Khalil perpétuent la tradition des sculpteurs du XXème siècle. Quant à la famille Kapoor, à Bollywood, elle règne depuis quatre générations sur le 7ème art.


  Les fêtes
     Le calendrier indien détient le record des jours fériés. Toutes les raisons sont bonnes pour faire la fête. Au mois de Mars, le festival de Holi célèbre le dieu Krishna et invite tout le monde à se barbouiller de couleurs éclatantes. Au Sud de l'Inde, le printemps est l'occasion de lâcher les taureaux sur les places de villages. Au Kerala, quand les dieux parlent par la bouche des hommes, le spectacle devient un rituel sacré et au Gujarat, le temps d'une foire, les jeunes filles peuvent choisir leur futur mari.


  Les sites
     Les pierres ont une mémoire. En Inde, elles racontent beaucoup d'histoires. Au Rajasthan, la cité de Jaisalmer résonne encore des cris des marchands du désert. À Khajuraho, la pierre est sensuelle, elle parle d'amour et de plaisirs. À Pondichéry, les pierres ont un parfum de France tandis qu’à Hampi, le plus grand site archéologique de l’Inde, nous rappelle la grandeur des anciens royaumes.


  Les maîtres
     La relation maître-élève est encore très privilégiée dans l’éducation des jeunes. À Delhi, le Guru Hanuman est un maître de lutte indienne et à près de 95 ans, il mène ses élèves à la baguette. Au Nord du sous-continent, la ville de Rishikesh abrite un grand nombre de saddhus. Ces « hommes saints » enseignent les textes sacrés et sont un exemple pour les milliers de dévots qu’ils accueillent à longueur d’année. À Sedrya, le Bhopa est moitié guérisseur, moitié grand prêtre du dieu serpent. Sa sagesse est réputée aux 4 coins du pays. Dans le Sud, c’est Govinda qui transmet avec passion l’art du Kalarypayatt, le premier des arts martiaux.


  Les initiations
     Selon sa religion ou son appartenance sociale, un enfant indien est toujours un « initié », comme Manohar qui à l’âge de 10 ans suit le chemin de vie des saddhus, comme Nitu qui sera pendant quelques années un danseur sacré, comme Yoga l’enfant sikh qui apprend l’art des guerriers de sa religion ou comme Mahvindra qui apprend l’art d’être un sage, un swami, dans une école dont il ne sortira pas pendant une dizaine d’années.


  Bombay-Mumbaï
     Bombay, désormais appelée Mumbaï, est la vitrine de l’Inde moderne, malgré cela, la ville la plus cosmopolite du sous-continent n’oublie pas ses traditions et fête pendant plus d’une semaine, dans un délire de musique et de couleurs son dieu favori, Ganesh, le dieu de la réussite. Mumbaï, construite sur un archipel de sept îles, doit aussi sa fortune aux Kolis, les pêcheurs. Ce sont eux qui gèrent tout ce qui touche aux poissons et notamment Sassoon Dock, le plus grand port de la ville. Le diamant est aussi l’une des spécialités de Mumbaï et les grandes familles de diamantaires dirigent des affaires qui couvrent le monde entier tandis que les dhobis, les laveurs de linge représentent l’autre visage de Mumbaï, celui des petits métiers qui se comptent par milliers et qui font vivre plus de la moitié de la population de cette « cité d’or ».


  Sur la route
     Mis à part, les camions, les autobus, les voitures les vélos et les vaches, « faire la route » est aussi un mode de vie pour certains. Ainsi les tribus Rabaris, spécialisées dans l’élevage parcourent-elles sans cesse le Nord de l’Inde en quête de point d’eau et de pâturages. D’autres, comme les moines jaïns ont fait vœu de pauvreté et parcourent le pays à pied, allant de temple en temple. Sans aucune appartenance religieuse, les Bauls sont des chanteurs itinérants qui se réclament de liberté et de tolérance. Les fakirs partagent ces idées de liberté et se proclament les mystiques de l’islam en rejetant toute idée d’intégrisme.


  Calcutta-Kolkata
     À l’opposé géographique de Bombay, Calcutta en est aussi son contraire. La ville se glorifie d’être la capitale intellectuelle de l’Inde et son histoire est en effet riche de grands poètes, écrivains ou réalisateurs de cinéma. Calcutta est aussi une ville démesurée construite sur les deux rives de la rivière Hooghly, des ferries surchargés assurent les liaisons quotidiennes entre elles et servent même de moyens de transport aux millions de pèlerins qui, chaque année viennent assister au festival de l’île de Sagar. En flânant dans le vieux Calcutta il n’est pas rare d’apercevoir l’entrée majestueuse d’un palais du XVIIIème. C’est l’ancienne demeure d’un rajah dont les descendants tentent de préserver quelques souvenirs. À quelques rues de là, le quartier de Kumartuli est envahi de statues gigantesques représentant Durga la déesse-mère de Calcutta. Kumartuli n’abrite que des sculpteurs. Ils sont environ 600. Autre quartier, autre monde. Celui de Bhagbazar est dédié à l’artisanat des conques. Ce gros coquillage nacré est découpé, gravé et décoré pour devenir bracelet ou objet de collection.


  La mer
     Avec ses 800 kilomètres de côtes, l’Inde est un grand pays maritime. Ce sont des dizaines de millions d’hommes et de femmes qui vivent par la mer. A Salaya, dans l’état du Gujarat, se trouve le plus grand chantier naval du Nord du pays. Dans ce même état, l’importance des marais salants nécessite l’aide des villageois, anciens laboureurs devenus sauniers. Au sud de l’Inde, la presqu’île de Rameshwaram vit au rythme de son temple et ses commerçants s’enrichissent de l’exploitation des conques, coquillages sacrés qui s’exportent dans tout le pays. Sur la côte Est, la Côte de Coromandel, une ONG indienne introduit l’informatique dans les villages de pêcheurs et c’est une révolution pour eux de pouvoir consulter la météo ou la cartographie sous-marine avant de partir sur leurs catamarans.

 

Inde du Nord - Rajasthan - Région de Tilonia - Bal Mela ou Fête des Enfants - Repas Devaki, Premier ministre


      
© Jaïa Bharati